Samedi 28 janvier 2012, 2ème sortie NNDD
Dilemne et une tournante
Il était une fois, l’histoire d’un mail le 22 janvier intitulé “Dilemne” qui disait : “bricoler ou naviguer ??? Telle est la question” avec une belle photo du bassin ensolleillé, et signé Mat.
Quelques jours après ce mail, je prends la météo du samedi suivant, et 1 fenêtre favorable a l’air de se dessiner.
De plus 1 BM à 14h30 coéf.71.
Allez, hop 1 mail le mercredi soir pour alerter les NNDD, 1 réponse dans la foulée de Flo de Pilpouz 2.01 qui dit avoir pensée la même chose, des échanges de mail, et voilà la sortie est lancée.
Le reste de la semaine va passer vite, vivement le samedi.
Allo, allo, Albatros appelle Colibri, 1 virée est programmée, es tu prêtes à venir ?
La réponse arrive par sms le soir : ok j’en suis !
On se téléphone, on s’organise.
il est décidé qu’1 albatros avec croissants passe chez 1 colibri prendre le kfé samedi matin, avant de rejoindre Bonaire que j’avais mis au courant dans la semaine.
Détour par la boulange d’Audenge ou l’on fait l’un des meilleurs pains du Bassin, et des petits gateaux au chocolat de forme adorable et moelleux à souhaits.
Arrivée chez VB à 10h, hop, on embarque, juste assez d’eau pour partir entre les cabanes et les canards.
Très léger vent d’W, on hisse tout ce qu’on peut, GV, génois, civadière, perroquet, cacatois, brigantine, hunier, austronésienne, et pour finir ma préférée, à savoir la suédoise que j’envoie moi-même personnellement en l’air.
Avec tout ça dessus et le courant on fait un bon 3 Nds qui nous dirige en ligne direct sur le port d’Arcachon.
Bien ententu, pendant tout ce temps : cuicui, cuicuicui, et cuicui et cuicuicui.
Un petit coup de vhf sur le 72 nous informe de la situation du reste de l’Armada.
Md’E embarque sur le Lascar d’Albert B, Tom et Flo sur Pilpouz 2.01.
Quant à la famille JoVal2laBulle, ce fut une séparation déchirante, car ils ont du se séparer. J’entends encore ce cri glaçant qui résonna de la traque K jusqu’à Bertic : NONNNNN !! On c’est regardé sur bonaire sans comprendre le drame qui était en train de se jouer. Sans doute que plus tard on aurait l’explication. Wait & sea
Manque l’Amiral JLD2MC, mais radio ponton dit qu’il arrivera plus tard. C’est rare qu’une sortie NNDD se fasse sans son Amiral !
A 11h30 on a donc Lascar d’AB, Pilpouzz 2.01 2TD, et L2B devant le port avec tout ce qui va bien dedans, à savoir : des copains, du glou-glou, des copines, du miam-miam et les cirés.
Et du vent, et du ciel bien noir aussi.
Ca navigue, ça vire, ça se croise, ça re-vire, ça se filme, ça se double, ça s’en va et ça revient, ça se re-croise, se salut, ça rigole et s’interpelle.
Bref on appelle ça aussi prendre son pied sur un bassin pour nous, sans bruit. Le bonheur vous dis-je !!
On était parti pour aller vers l’entrée des cabanes, mais finalement, demi tour et direction la 4 : l’entrée du chenal d’afrique.
Là, celui qui à la plus grosse ouvre l’endroit où elle est rangée, la sort, et jette tout par dessus bord pour bien raidir le bout final, de façon à pouvoir s’amarrer à son cul dans de bonnes conditions.
Bien sur, tout le monde sait que c’est Tom qui à la plus grosse, alors on le laisse faire sa manoeuvre, bien aidée de Flo et Val qui participe activement aux opérations.
Ayé je viens de comprendre le cri déchirant entendu tout à l’heure. Jo savait ce qui allait se passer dans ce moment délicat, et lui se trouve avec Albert et Mat sur Lascar, et assiste impuissant à la manoeuvre. Pas grave non plus !
Et juste à ce moment là, un grain terrible arrive sur nous qui dure tout le temps que Bonaire et Lascar se mettent derrière Pilpouz 2.01.
C’est pas grave, on est équipé, et les manoeuvres se passent très bien.
Vous l’avez compris, on c’est regroupé pour les agapes du repas de midi.
Colibri s’envole sur Pilpouz, et les 3 lascars du Lascar arrivent sur Bonaire, enlève les cirés car le grain est passé, les iPhone sont protégés, et nous voici tous les 8 dans le carré du vaisseau amiral. NB : si t’as pas 1 iPhone t’as intérêt à avoir d’autres qualités. En ce qui me concerne, je cherche toujours :))
La bonne humeur règne déjà avant que tout le monde arrive.
Des bises, des poignées de main, et les premiers descendus s’installe autour de la table, les suivants poussent les premiers, les derniers poussent les suivants.
Ce qui donne une ronde autour de la table du carré, chacun essayant de trouver la meilleure position, qui pour caler ses grandes jambes, qui pour avoir un dossier, qui pour être prêt de la cave, ou tout autre bonne raison pour pousser son voisin de gauche, c’est ce que j’ai appelé “tournante” à la 1ère ligne du post. (Ouf je retombe sur mes pieds).
Bon une fois tout ça stabilisé, il faut passer au choses sérieuses.
Certains prennent l’apéro au rouge, d’autres au ricard, et d’autre encore (le singulier est volontaire) au rhum.
Et tout ce qui va bien en solide pour accompagner ces liquides. Des toasts au saumon sortis de nulle part arrive sur la table, et des trucs et des machins tous aussi bon les uns que les autres comme des wings, du calamar, du paté, du rouge, du fromage, des clémentines, et puis pleins de trucs que j’ai oublié mais qui étaient délicieux.
Un apéro dinatoire, un repas, un festin, appelez le comme vous voulez, mais un truc comme on aime en faire.
Et celui qui retrouve mon Opinel et mon laguiole gagne une tournée au bistrot;
Et cerise sur le gateau, un Amiral arrive pour le kfé.
Il y a du soleil, une partie des “gens” est dehors, l’autre à l’intérieur où L2B ne peut s’empêcher de verser quelques larmes. Trop d’émotions sans doute.
Il est décidé de faire le tour de l’ile aux oiseaux dans le sens des aiguilles d’une montre.
Allez, hop ! tout le monde regagne son bateau, les pas bourrés, les demi-bourrés et les bien bourrés (y en avait pas).
Du vent, du soleil et toujours quasiment personne.
Bonaire et Mouille-col passent par le Courbey, tandis que Lascar et Pilpouz 2.01 passent par le sud du grand banc.
Tout le monde se retrouve vers la vigne, et là mon petit colibri voit au loin des esquifs, sans doute amis. Cap sur ces petits points quasi invisible le long de la cote.
Et oui, c’est les kamarades du club de kayak d’Audenge en virée dans le coin.
Ils sont en deux groupes, pas bien ça, faut être groupir-groupir. Bon c’est pas notre problème, alors, salutations, discussions, étonnement !
On laisse les kayaks à hauteur de la villa algérienne, et on file recoller au train de la troupe NNDD qui nous attend vers Piraillan et continuer de concert jusqu’à la pointe du congre à la 8.
La nuit approchant Bonaire quitte la flotte pour embouquer le chenal du Courant, traverser le teychan pour arriver dans le chanal du Passant et rejoindre la K9 ou il fait déjà nuit.
On continu vers le port de Gujan, mais arrivée à hauteur de la bifurcation, on se trompe et on part vers Larros et pour bien finir en beauté, Bonaire s’échoue sur un banc.
Merdum, mais comme c’est le montant (OUF) on ne s’en tire pas trop mal, et on fini au moteur en étant attentif malgré la nuit noire.
Averti par le bruit insolite d’un moteur à 18h30, Chantal sort de sa cabane pour nous accueillir, mais en bon marin tête en l’air, j’avais relevé toute la dérive et avec le montant, nous voilà vautré dans les autres bateaux, hélices, empierrements lors d’un dernier virage complètement raté.
Bon c’est pas grave, on a bien ri et crié, c’est l’essentiel.
Amarrage, rangeage, ferlage, pipi, enlevage du safran, sécurisation du moteur, fermage, et hop direction le CVA ou le reste de l’équipée sauvage est déjà depuis bien longtemps devant moultes mousses. Ha ! une bonne bière bien fraiche ou un citron pressé, rien de tel pour se remettre en forme. Car quand même, la journée a été dense, et il a aussi fait froid avec de la pluie, du vent et une arrivée chaotique.
On est tous là, avanchis dans les canapés ou sur les chaises à discuter, Flo très fière de son nouvel iPhone en provenance direct de Cupertino, jouant avec et nous racontant son histoire à l’Apple store de bordeaux ainsi que celle de la carte sim semée sur le pavé bordelais.
Avec tout ça il est quand même 21h et il est décidé à l’Humanité des Kamarades révolutionnaires présents de manger sur place.
Très bonne idée, car on mange très bien au CVA.
En plus il y avait sur écran géant le match de rugby Union Bègles-Bordeaux (UBB) contre Clermont Ft à Chanban Delmas, perdu par l’UBB. Pas grave on a bien mangé, bien discuté et un tout p’tit peu bu.
Puis chacun est rentré dans sa case, fourbus pour certains, fatigués pour les autres, mais un point commun à tous : HEUREUX de cette journée.
Un grand merci au petit colibri qui accompagne un albatros solitaire
Un grand merci aussi aux photographes et vidéastes qui complètent cet article :
- les photos de Tom
- les photos de Mat
un GRAND merci à tous
L2B