Bonaire, un Jouet 680 sur le bassin

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Sep 5

680 connexion du samedi 27 août 2001

Ayé, la 680 connexion  tant attendu par tous est enfin là.
Cette régate s’appelle aussi le championnat du monde des 680.
Cette année, j’y participe avec Bonaire. J’ai recruté un équipier de haut niveau, à savoir Philippe que j’ai accompagné en juin 2011 pour la virée Honrrabia (port espagnol en face Hendaye) Vigo et retour sur son Gib-Sea 414 avec Claudy.
L’année dernière nous avions été à Londres avec son bateau, souviens-toi.
Il faudra que je chronique aussi ce mois de juin en me remémorant tous les sms envoyés à l’époque.
Je pars donc de bonne heure samedi matin car il faut sortir Bonaire de son mouillage avant 8h du matin.
Donc levé 6h, puis départ de la maison 7h.
Là bas je retrouve notre président de l’asso, JCF, qui a son Le Gaillard à 50m. de Bonaire.
Nous faisont donc route de concert vers Arcachon, lui avec sa Paulette et moi en solo. Tout au moteur car vent et houle de face. Pas agréable.
Je vais au fond du port, au ponton CVA (Cercle de Voile d’Arcachon), je m’amarre et Jean-Claude vient à côté.
Comme il est encore tôt, aucun autre concurrent n’est là.
Ca tombe bien car j’ai des courses à faire à la copérative maritime, entre autre de la chaine et du bout pour fixer à l’ancre que Jean Louis m’a donné pour me faire un second mouillage.
Retour au bateau, il fait beau maintenant, il y a toujours du vent : les pavillons sur les mats sont en action.
Arrivent, Emile Bourgadion et son équipage, puis un jeune inconnu prénomé Jules avec sa copine, également 2 copains aussi que je n’ai jamais vu, et pour cause ils ont le bateau depuis 3 semaines,  et pour finir Jean L. et son frère sur l’ancien bateau d’Anne-Marie.
Ca commence à faire du monde tout ça !
Mon copain Philippe m’appelle pour me dire qu’il m’attend au CVA.
Je vais le retrouver, on s’inscrit et on va prendre un café ou on retrouve toute une bande de joyeux compères.
Ca discute, ça chambre, ça fait des plans sur la comète pour gagner, pour trouver le moyen de battre les redoutables Galip ou Iboga, tout ça en buvant la tournée général de café offerte par Jacques M.
Et au fait, ils sont où les favoris ? Les Galip, Iboga, La Galerne ?
En pleine concentration chacun dans leur coin, en train de se préparer, préparer le bateau… affaire à suivre.
On se retrouve quasiment tous au ponton CVA et on commence à prendre l’apéro avant de manger.
C’est sur que si on veut gagner faut éviter les degrés.
Mais bon, un petit coup ne fait de mal à personne.
On invite l’ami Pierre, de Phoénix, qui est seul, à venir manger sur Bonaire.
Pierre c’est celui qui m’a réparé la dérive l’hiver dernier. Encore un grand merci à toi, là je l’écris pour que tout le monde le sache. Si on ne t’avais pas à l’asso, les “journées cabanes” ne seraient pas ce qu’elles sont, avec tous ceux qui y participent. Aller voir les CR sur notre site.
Philippe a fait des pizzas délicieuses, on les mange avec plaisir accompagné d’un petit vin espagnol.
Il y a de l’animation avec ces 7 jouët ensemble.
Le repas aidant les équipages s’interpellent, et les anecdotes fusent.
C’est bientôt l’heure du briefing de notre ami Eric L. le président du CVA.
Ce sera donc un tour de l’île aux oiseaux dans le sens des aiguilles d’une montre en laissant la 15 à tribord.
Et là on apprend que nous sommes 16 jouët 680 engagés. Un record !
Notre régate s’inscrit dans une ronde du CVA ou il y a 17 autres bateaux d’inscrits.
Ce qui fait 33 bateaux sur la ligne de départ.
Départ à 14h à la 3ème heure de montant, et vent de face. La GALERE !
Nous prenons un excellent dépar dérrière Galip que l’on frole au passage de la ligne, mais un excuse-moi crié adouçit le contact.
Arrivent 3h à lutter contre le courant en tirant des bords carrés. Le mieux est de lire le cr de la course par notre ami président, JCF
Pour la course de Bonaire, le bateau est propre dessous, la GV est neuve, mais le génois est vieux, petit, déformé avec un trou. Mais on va faire notre max, n’est ce pas Philippe ?
On s’applique, le long de la zone de corps morts, mais pas moyen d’avancer, mais on ne recule pas quand même.
Après une bataille de 3h, on vire enfin la 15, mais on se retrouve du coup à la 1ère heure du descendant alors qu’il faut remonter dans le chenal du Courbey et celui de Piquey.
A la bouée 15 nous sommes un goupe de 6 Jouët , et c’est là que l’on fait la différence avec les autres en compagnie de Drop VIII avec nous.
Et là on s’applique, on est concentré, et on le lache inexorablement.
Puis c’est l’envoi du spi en face de piraillan, dejà plus personne de notre groupe en visuel derrière nous.
Mais on ne voit pas non plus ceux de devant qui sont trop loin.
En tout cas on fait notre course, on prend du plaisir, on est bord à bord sous spi tous les 2 avec un Safari, 2 fois plus gros, et on se tient tous les deux comme ça jusqu’à l’arrivée.
Un grand moment de plaisir et de nav.
La ligne fermant à 18h, notre arrivée à 19h30 est DNF, mais on voulait franchir la ligne quand même. C’est fai, on y tenait.
Direction le port, on se retrouve au bar du CVA ou il y a encore du monde, on refait un peu la course, on maudit le courant, le parcours pas adapté, enfin toutes les bonnes raison de ne pas être premier.
De toute façon le 1er est Iboga, il a fait un sans faute, et si on est derrière c’est qu’on est moins bon. Y a du travail encore à faire pour moi.
Voir le post de sa course sur son site.
Bravo à toi FX, tu a gagné 3 fois de suite cette régate, tu le mérites amplement ce trophée Chantal Pivert.
En plus il est très beau !
L’ami Philippe rentre chez lui et moi je reste. Merci de ta présence de tes conseils, de ta disponibilité, de ta cuisine.
Tu reviens quand tu veux.

La suite de ce we sur un autre post.